Svetski dan voda

24 10 2010

de Bernard David-Cavaz / Vingt mille lieus sur les mers

Jean-François Minster, géophysicien, dirige un laboratoire d’océanographie à Toulouse. Il recueille des échantillons des eaux du monde entier au cours d’expéditions dans l’Atlantique ou le Pacifique tropical. Les données satellitaires permettent de cartographier et de montrer l’évolution de l’océan au cours du temps. Savoir prédire les fluctuations climatiques a des conséquences de très grande envergure : alternances précipitations-sécheresse, comme le cas de l’Inde qui pendant l’El Niño, tous les quatre ou cinq ans, manque d’eau douce.

L’objectif de l’océanographie est de déterminer les caractéristiques physiques des océans afin de modéliser leur comportement. Ces études se font traditionnellement par des prélèvements d’échantillons d’eau à des profondeurs définies et par la mesure des courants et des températures. Mais, depuis 1980, on utilise la télédétection par satellite, qui permet une étude globale de l’océan. Le satellite Topex Poseidon réalise ainsi des mesures altimétriques qui mettent en évidence les creux et les bosses à la surface des océans. Ces mesures servent de base pour le calcul des courants marins. Comme un voyage initiatique dans un monde complexe et mystérieux, ce portrait d’un océanographe passionné révèle les implications des fluctuations du climat sur l’homme, l’économie, et tout simplement la vie.

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de Danielle Jaeggi /  A l’ ecoute de climats

Les travaux des archéologues, géologues et climatologues permettent d’affirmer aujourd’hui que le Sahara n’a pas toujours été un désert. Danielle Jaeggi a suivi deux chercheurs de l’Université de Cologne sur le terrain de leurs études dans la Grande Mer de sable. Au cœur des vallées asséchées du Sahara égyptien, au bord des mers de dunes, ils recensent les multiples traces de vie laissées par les animaux et les hommes il y a 5 000 ans. D’où venait l’eau qui irriguait autrefois ces régions ? Pourquoi les pluies ont-elles cessé ? Quel rôle a joué la désertification dans l’histoire africaine ? Plus largement, l’objectif est de déterminer le fonctionnement des cycles climatiques et leur influence sur la vie des hommes.

Le Sahara égyptien, à l’ouest du Nil, est la région la plus aride du monde. On y trouve pourtant des traces de lacs asséchés et des peintures rupestres témoignant d’une civilisation. Il y a 10 000 ans, une conjonction bénéfique géologique, climatologique et astronomique, provoqua une mousson d’été intense, et des pluies abondantes pénétrèrent plus loin à l’intérieur des continents d’Afrique et d’Asie. Ce phénomène cessa il y a 5 000 ans et les lacs intermittents se sont évaporés définitivement. Les hommes ont peut être fui la sécheresse en se dirigeant vers la vallée du Nil, idée nouvelle que des Africains de l’Ouest aient pu contribuer à la civilisation égyptienne. Ce conte d’eau, de vent et de sable, mais avant tout des hommes, analyse les phénomènes climatologiques et remonte le cours de l’Histoire, démontrant que si l’homme dépend du climat, celui-ci dépend de plus en plus de nos choix de civilisation.

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d’Antoine de Maximy / Dans le secret des glaces

L’inlandsis est un immense glacier aux confins de l’Atlantique nord et dont les couches superficielles fondent en été, se transforment en torrents et s’engouffrent dans de profonds tunnels. L’expédition menée par Janot Lamberton tente de pénétrer dans ces gouffres de glace, de suivre le trajet souterrain des eaux et de mieux comprendre l’hydrologie du Groenland. Des analyses biologiques révèlent les mécanismes de survie de particules et leur adaptation exceptionnelle dans un milieu si hostile. L’enthousiasme et l’appréhension se côtoient dans ce portrait de groupe qui mêle chercheurs, biologistes, spéléologues-glaciologues, plongeurs… filmés dans des conditions extrêmes.

Le Groenland est un désert de glace parsemé de crevasses, à la température avoisinant – 50°C en hiver, où pourtant la vie, invisible et fragile, s’est développée. L’objectif de la mission Inlandsis est de mieux connaître la calotte glaciaire grâce à l’étude des gouffres de glace, qui sont la source de la dynamique des glaciers, et de la vie microscopique des milieux polaires. Ces glaces grises qui semblent sales sont en fait colonisées par des algues, les « ours des eaux », qui se laissent congeler mais restent vivantes, soulevant une problématique philosophique du rapport entre la vie et la mort. Quatre semaines et c’est la fin de cette aventure scientifique et sportive, le prémice à de nouvelles recherches en laboratoire sur l’écosystème du Groenland et les limites de la vie, avec d’éventuelles extrapolations de ces résultats à d’autres domaines scientifiques.

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d’Alain Labouze / Récolteur de buée

Daniel Beysens est physicien, à l’origine ingénieur en optique, et dirige le Laboratoire des fluides et de la matière condensée au CEA de Grenoble. Ce chercheur se passionne pour l’eau et ses transformations de liquide en vapeur et de vapeur en liquide. Il étudie tout particulièrement le phénomène de condensation qui se manifeste dans notre vie quotidienne par la buée et la rosée. Il fait le point sur les différents états de changement de l’eau, sur tout ce que l’on sait, mais aussi sur ce qui reste mystérieux dans son comportement.

Des recherches en laboratoire sur la buée ont permis d’observer les mécanismes de fusion de gouttes d’eau liquide formées à partir de la vapeur. En appliquant les règles fondamentales physiques à la nature, Daniel Beysens met au point des appareils pour mesurer la formation de la rosée. Il a l’idée de concevoir des condenseurs qui recueillent l’eau. De telles machines ont déjà vu le jour au début du XIXème siècle. Une expédition en Crimée a permis d’étudier les restes d’un condenseur qui demeure une sorte de légende. En collaboration avec l’Université de Lvov en Ukraine, il teste une machine idéale destinée à recueillir la buée et qui permettrait, par un procédé simple et peu coûteux, d’augmenter les ressources en eau des régions désertiques.

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de Lise Blanchet, Michel Marion, Didier Portal et René Heuzey / Le Sourcier de la mer

Les pêcheurs des ports de Provence connaissent un secret précieux : dans les failles de la falaise, invisible d’un bateau, jaillit une source d’eau douce et fraîche qui se fraye un chemin depuis les collines jusqu’à la mer. Ces sources sous-marines existent partout dans le monde. À l’heure où l’eau manque cruellement, où la bataille économique qu’elle génère crée des tensions dans de nombreuses régions du monde, apprivoiser ces sources représente un enjeu considérable.

 

Pierre Becker, géologue de formation et inventeur passionné, a créé Nymphéa, une cloche sous-marine capable, espère-t-il, de capturer les résurgences d’eau douce. Depuis le repérage des sources dans le relief calcaire jusqu’à la cueillette de l’eau douce avec son équipe, ce reportage raconte une véritable aventure. La conception de la cloche, les essais avant l’industrialisation de l’invention, puis la pose au large de Menton, par 35 mètres de fond, pour coiffer la source de la Mortola venant des montagnes italiennes. L’expérience, instructive et impressionnante, prend tout son sens lorsque l’on sait qu’à ce rêve correspond un enjeu scientifique mondial, que Pierre Becker va exposer en Israël. La réponse vient de la mer, offrant une alternative prometteuse au principe très coûteux des usines de dessalement de la mer Rouge.

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de Stéphane Bégoin / Méditerranée, mer des hommes

Les changements climatiques, la surexploitation des ressources vivantes, l’urbanisation accélérée du littoral, la pollution des fleuves créent un bouleversement de la circulation des eaux en Méditerranée et menacent l’équilibre des écosystèmes. Sévère constat de l’expertise de la mer que délivrent les scientifiques de la mission européenne MTP Mater à l’aide d’images satellites, de prélèvements et d’analyses des abysses. Ce documentaire est aussi une remise en question de l’application des législations et d’une politique encore trop souvent laxiste en matière de pollution industrielle, urbaine et agricole.

Les chercheurs ont détecté un mal inquiétant : la modification des eaux profondes en mer Égée, qui provoque une augmentation de la salinité de l’eau. Ce phénomène est dû à la sécheresse, et surtout au déficit de l’apport en eaux fluviales utilisée pour l’irrigation. L’eau salée, plus lourde, s’enfonce en profondeur et empêche la circulation d’un courant venu de l’océan par Gibraltar, riche en matières nutritives. S’ajoutent à ce phénomène de terribles statistiques : 120 000 tonnes d’hydrocarbures, 72 000 tonnes de détergents, 4 800 tonnes de plomb et 120 tonnes de mercure… sont déversés tous les ans dans la Grande Bleue. L’inégalité entre le Nord et le Sud rend difficiles une protection efficace et une approche commune des problèmes de la Méditérranée.

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DVADESET HILJADA MILJA POD MOREM/ Napisao Bernar David Kavaz


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Une réponse à “Svetski dan voda”

  1. 24 10 2010
    griva (02:56:54) :

    Cuvajmo prirodu!
    Protégeons la nature!

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